ZOOM SUR LE TROISIEME, J’AIME

 

La Belle de Mai ouvre ce jour là ses passages secrets et nous livrent affectueusement ses trésors cachés.

Au bout de la désolante et désolée rue Clovis Hugues, face au jardin luxuriant de la résidence militaire « désertée », se trouve le plus merveilleux cafoutche de Marseille : les Archives Municipales.

Une sorte de placard géant relooké au rythme des entrailles des anciens ateliers de la manufacture de tabac, avec à chaque coin de couloir, un rappel poétique de la présence encore presque palpable, des ouvriers qui faisaient vivre ce gigantesque bâtiment. Une visite guidée entraine un petit groupe (tiens !, nous ne sommes que deux habitants du quartier… ) à travers les méandres d’une rénovation composée de respect, de bon goût, et de professionnalisme.

Dans les entrailles de la bête ressuscitée, un plongeon au siècle dernier avec l’exposition « Regards croisés sur Marseille » : un véritable enchantement en trois dimensions.

Je continue la visite en longeant le Pôle Média qui a oublié d’ouvrir ses portes, puis j’entame une déambulation dans la friche, encore fumante des restes d’euphorie de la célébration de la veille :Marseille élue capitale européenne de la culture ! Une lueur d’espoir dans le tunnel du découragement des habitants du troisième arrondissement.

Mes pas me portent jusqu’au Jardin de la Maternité sur les murs duquel on peut lire « permis de démolir » et plus loin « permis de construire ». On ne sait pas bien qui permet quoi et pour quoi, pour qui ?

Le jardin offre aux toutous un mini jardin mais eux préfèrent le grand…

Je redescends des hauteurs du quartier pour rejoindre la rue Léon Perrin. Dans le vacarme de la circulation du boulevard Plombières, une oasis au centre de la fraternité où des gens passionnés font des choses passionnantes : « on fait de la mosaïque, certes,(des chefs d’œuvres, certes) mais on vient surtout pour papoter, rigoler, ne pas être seul…

Marie France, elle, a commencé une collection qui n’en finit pas de s’agrandir et elle nous la fait partager d’un coin à l’autre du quartier : des photos de classes de toutes les écoles du quartier et de toutes les années qui ont connu l’invention de la photographie. Une mine d‘or pour la mémoire du quartier, un outil de retrouvailles, une redoutable machine à sourires nostalgiques sur les visages plus ou moins ridés.

En rentrant chez moi, je m’arrête au comptoir, pas celui du bar, celui de la rue Toussaint  pour me délecter d’une belle exposition sur la famille qui parle de la poche du kangourou, de la nursery des chauves-souris, de la responsabilité du papa hippocampe et de plein d’autres animaux qui font presque comme nous avec leurs enfants..

Zoom sur le troisième, j’aime

Manifestation nationale de portes ouvertes organisée chaque année en septembre

Anne

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