Portrait d’habitant

Le prisme de Nicolás

Il est venu. Grand. Inquiet.
Il a une obsession : l’eau potable.
Dans son sac à dos, des idées sur la question, un appareil photo et des tonnes de patience. Sept années à arpenter notre ville, à l’aguet, le regard pointu.
Plus de deux mille photos.
Des photos des 4 coins de Marseille. Des coins où s’écoulent inlassablement tout au long de ce film photographique des mètres cubes d’eau potable.
Inexorablement perdues, ces tonnes d’eau potable qui s’échappent
sans vergogne à longueur de temps.
Sans nous culpabiliser, sans donner de leçons, Nicolás ROMAN BORRE éclaire ce déversement, cette déperdition, ce gaspillage. La forme graphique de ce film nous plonge dans un état contemplatif et nous incite à réagir peu à peu. Nous sentons bientôt un besoin fou d’appuyer sur arrêt, non pour que disparaisse l’image mais pour fermer les vannes d’où jaillit cette eau si précieuse, si peu respectée et que d’autres recherchent tant

voir: LE PRISME DE L’EAU

Nicolás ROMÁN BORRÉ, habitant de la Belle de mai.
Réalisateur, ciné-clubiste, membre de l’association CIN-CO, et co-auteur des livres «Récits, contes et essais autour des ciné-clubs».
Films : « Le prisme de l’eau », « Le compagnon déloyal », « Un noir avec un noir, c’est dégoûtant » et « Le cinéma est poésie ».


eau

 article écrit par : Élisabeth Martin

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